Départ de Nicolas Le Riche

L’Opéra national de Paris fête Nicolas Le Riche, pour son départ le mercredi 9 juillet 2014 à 19h30 à l’occasion d’une soirée unique au Palais Garnier. Après plus de trente années passées à l’Opéra, le Danseur Etoile fera partager quelques souvenirs de ballets, de complicité et de rencontres qui l’on marqué.

Il témoignera ainsi de son cheminement et de son amour pour la danse, le théâtre, la musique. Un au revoir à l’Opéra sous forme de fête, pour célébrer une nouvelle vie.

Nicolas Leriche danse “Le Jeune Homme et la Mort” Roland Petit à l’Opéra Garnier

 

Le programme sera notamment composé de l’entrée des Forains (Roland Petit), d’extraits du Bal des cadets (David Lichine) de Raymonda (Rudolf Noureev), de Caligula (Nicolas Le Riche), un pas de deux d’Appartement (Mats Ek) ainsi que L’Après-midi d’un faune (Vaslav Nijinski), Le Jeune Homme et la Mort (Roland Petit), et Boléro (Maurice Béjart). Il sera également possible de venir applaudir Nicolas Le Riche dans Notre-Dame de Paris de Roland Petit (rôle de Quasimodo), à l’Opéra Bastille, les 30 juin, 3 et 5 (20h) juillet.

Entré à l’Ecole de danse de l’Opéra en 1982, Nicolas Le Riche est engagé – à 16 ans – dans le Corps de ballet (1988). Franchissant tous les ans une étape, il est “Sujet” en 1990. Il reçoit, l’année suivante, le prix du Cercle Carpeaux et est distribué dans les rôles de soliste de Suite en blanc (Lifar), du Songe d’une nuit d’été (Neumeier) et de Paquita.

Promu “Premier danseur” en 1991, il est choisi par Rudolf Noureev pour être Mercutio et Roméo dans son Roméo et Juliette. Il est aussi le Beau Gosse du Train Bleu (Nijinska) et danse Vaslaw (Neumeier), Etudes (Lander) et La Bayadère (Noureev). En 1993, Roland Petit lui donne Le Jeune homme et la Mort et Les Forains. Mats Ek lui confie Albrecht dans sa Giselle.

A Nîmes le 27 juillet 1993, à l’issue de la Giselle classique, où il danse pour la première fois le rôle d’Albrecht, il est nommé “Etoile”. Depuis, il a – entre autres – ajouté à son répertoire : Paquita, Le Lac des cygnes (versions Bourmeister et Noureev), Le Palais de cristal, Symphonie en ut, Les Quatre Tempéraments, Tchaikovski-pas de deux, Apollon musagète, Le Fils prodigue (George Balanchine), Till Eulenspiegel (Vaslav Nijinski), Jardin aux lilas (Antony Tudor), In the Night, En Sol, Dances at a Gathering, A Suite of Dances, Afternoon of a faun (Jerome Robbins), L’Arlésienne, Notre-Dame de Paris, Le Rendez-vous (Roland Petit), Le Chant de la Terre, L’Histoire de Manon (Kenneth MacMillan), Casse-Noisette, Magnificat (John Neumeier), Sinfonietta (Jirí Kylián), In the Middle, Somewhat Elevated (William Forsythe), Casse-Noisette, La Belle au bois dormant, La Bayadère, Don Quichotte et Cendrillon (Rudolf Noureev), Le Spectre de la rose (Mikhaïl Fokine), L’Oiseau de feu et Boléro (Maurice Béjart), Ivan le Terrible (Iouri Grigorovitch), Phèdre (Serge Lifar).

Ainsi que les créations à l’Opéra de Camera Obscura (Roland Petit – création mondiale 1995), Voilà, c’est ça (Victor Ullate), Allegro Brillante (Balanchine), The Four Seasons (Jerome Robbins), IXe Symphonie (Maurice Béjart), Ancient Airs and Dances (Richard Tanner), Sylvia (John Neumeier – création mondiale 1997), Casanova (Angelin Preljocaj – création mondiale 1998), Pas./parts (William Forsythe – création mondiale 1999), Doux mensonges (Jiří Kylián – création mondiale 1999), Clavigo (Roland Petit – création mondiale 1999), Appartement (Mats Ek – création mondiale 2000), Joyaux (George Balanchine), The Cage (Jerome Robbins), Wuthering Heights (Kader Belarbi – création mondiale 2002), Les Epousés (Kader Belarbi – création mondiale 2004), O złożony / O composite (Trisha Brown – création mondiale 2004), Amoveo (Benjamin Millepied – création mondiale 2006), L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato (Robyn Orlin – création 2007), La Fille mal Gardée (Frederick Ashton), A Sort of (Mats Ek), Troisième Symphonie de Gustav Mahler (John Neumeier), Siddharta (Angelin Preljocaj- création 2010) et Darkness is Hiding Black Horses (Saburo Teshigawara – création 2013). En mai 2003, il réalise sa première chorégraphie RVB 21 (Rouge, Vert, Bleu, 21 minutes), pièce pour douze danseurs du Centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine ; en octobre 2005, il crée Caligula pour le Ballet de l’Opéra national de Paris et en janvier 2008 imagine Echo, un spectacle mêlant danse, musique, peinture et photographie à l’Amphithéâtre Bastille. Prix et distinctions : Nicolas Le Riche a reçu le Prix Benois de la Danse sur la scène du Théâtre Bolchoï (29 avril 1995) et le Nijinski Award (Monte- Carlo 2004).

Il est Officier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Chevalier dans l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur.

Nicolas Leriche danse “Le Jeune Homme et la Mort” Roland Petit à l’Opéra Garnier

 

Nicolas Le Riche ©Anne Deniau / Opéra national de Paris

Nicolas Le Riche. Le Boléro. © Laurent Philippe / Opéra national de Paris