Muere a los 99 años Yvette Chauviré (1917-2016)

Yvette Chauviré, estrella del ballet francés entre los años cuarenta y sesenta del siglo XX, falleció en París a los 99 años, informó un comunicado la Opera de París.

Chauviré actuó en los principales escenarios de Europa y Estados Unidos y los críticos aplaudieron su forma de bailar por combinar el virtuosismo con los cánones clásicos.

Nacida en París el 22 de abril de 1917, Chauviré entró a los 10 años en la Escuela de la Ópera, donde la progresión de esa niña prodigio fue rápida y, después de ingresar oficialmente en el Ballet, con 15 años, pasó a ser “principal bailarina” en 1937, a los 22.

El 31 de diciembre de 1941, estrenó la obra “Istar”, del ucraniano Serge Lifar, pieza en la que tocó el techo en la jerarquía de la danza al ser nombrada “Estrella”. Radicada principalmente en la Opera de París, se enroló en el Nouveau Ballet de Montecarlo después de la Segunda Guerra Mundial, entre 1945 y 1947, años en los que se dedicó a representar obras de Lifar.

Chauviré bailó estilos contemporáneo y clásico en todo el mundo, participó en películas (la primera en 1937 “La Mort du Cygne”, de Jean Benoît-Lévy), pronunció conferencias y montó producciones.

La bailarina encarnó los principales roles románticos y clásicos, entre ellos en el “Lago de los Cisnes”, “Giselle”, “La Bella Durmiente” y en “Romeo y Julieta”. En 1972, a los 55 años, se despidió de los escenarios de danza y cuatro años más tarde se dedicó a la comedia, interpretando “Léda”, en el Amphitryon 38 de Jean Giraudoux. En 1998, cuando cumplió 80 años, la Opera de París la homenajeó en una gala y con una exposición de fotografías.

Según Yvette Chauviré, que obtuvo algunas de las más altas condecoraciones otorgadas por el Estado francés, bailar era “una forma de fe y de esperanza” en la que se llega a un estado que hace progresar “para buscar una verdad”.

Hommage de l’Opéra de Paris à Yvette Chauviré, danseuse Étoile

Stéphane Lissner, Aurélie Dupont et l’ensemble du personnel de l’Opéra national de Paris ont la tristesse d’apprendre ce jour la disparition d’Yvette Chauviré, danseuse étoile.

Née le 22 avril 1917 à Paris, Yvette Chauviré entre à l’Ecole de Danse de l’Opéra à l’âge de dix ans. Engagée dans le Corps de Ballet en 1932, elle gravit rapidement les échelons qui l’amènent de « Petit sujet » à « Première danseuse » en 1937. Cette même année, elle tourne son premier film : La Mort du Cygne de Jean Benoît-Lévy, d’après une nouvelle de Paul Morand.

Le 31 décembre 1941, la première représentation d’Istar de Serge Lifar lui vaut sa nomination d’Etoile. Après la guerre, elle quitte l’Opéra pour le Nouveau Ballet de Monte Carlo et y danse de nombreuses créations de Serge Lifar, de 1945 à 1947.

Elle revient à l’Opéra de Paris pour une saison 1948-1949, reprend sa liberté, et à nouveau réintègre la Compagnie en 1953, jusqu’en 1957. Elle danse aussi dans le monde entier, tourne des films, donne cours et conférences, monte des productions : La Péri, Roméo et Juliette, Giselle à la Scala de Milan, et chorégraphie denombreux récitals. Yvette Chauviré incarnant tous les rôles du répertoire, devient avec Giselle, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant, Roméo et Juliette, Le Cygne, l’exemple même du style classique et romantique français.

Elle crée, en dehors de l’Opéra de Paris, plusieurs chorégraphies de Serge Lifar : Nautéos, Adagio, L’Ecuyère et de Victor Gsovsky : Grand Pas classique. Après de régulières apparitions en « guest » à l’Opéra de Paris, elle fait, en 1972, ses adieux à la scène, dans Giselle au Palais Garnier. En 1976, elle sera comédienne, jouant Léda dans Amphitryon 38 de Jean Giraudoux auprès de Simone Valère et Jean Desailly. En 1983, Rudolf Noureev l’invite à être la Comtesse de Doris dans Raymonda. En 1998, à l’occasion de son 80ème anniversaire, l’Opéra national de Paris lui a rendu un hommage officiel lors un gala et d’une exposition de photographies au Palais Garnier.

Yvette Chauviré était Grand Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, Grand-Croix dans l’ordre national du mérite et Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

« La danse est une forme de foi, une espérance. C’est une aspiration, le besoin d’atteindre un univers, une atmosphère, un état qui vous fait progresser, la recherche d’une vérité. […] Il faut y aller. Aller vers un ailleurs. Par la lumière intérieure, rejoindre la lumière universelle. Il faut flotter. On ne peut commander cela. Plus exactement c’est une force invisible qui vous porte hors du lieu d’appui. C’est par une intense concentration, un don total de soi, une immense foi, que l’on flotte dans un univers invisible à l’œil nu, amis flamboyant dans l’exaltation artistique. » Yvette Chauvire. © Opéra de Paris

Yvette Chauviré dans le Grand pas classique de Victor GSOVSKY, ballet créé pour elle et Wladimir Skouratoff en 1949. Ce Pas de deux est ensuite entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra en 1964. © DR