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ALBERTO SPADOLINI DANS L’HISTOIRE DES BALLETS RUSSES

24 septiembre, 2014
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Alberto Spadolini (Ancône 1907 – Paris 1972) DANS L’HISTOIRE DES BALLETS RUSSES
Adele Piccinini (Traduction Alain Garanger)

Les archives de Alberto Spadolini “Cette histoire débute en 1978 -nous explique Marco Travaglini– “lors que dans le grenier de mes tantes, je découvris un vieux carton contenant les archives d’un oncle mort à Paris et dont je ne connaissais que très peu de choses: Alberto Spadolini.”

“À l’intérieur de ce carton, Marco trouve des centaines de photographies des années 30, des manifestes, des livres, des partitions musicales, des dépliants des spectacles de danse et des expositions de tableaux organisées dans le monde entier. Mais la boîte refermée, Marco oublieces archives importantes jusqu’en 2004 lorsque, à l’occasion de vacances à Paris, il se rend sur la tombe de son oncle Alberto … «Très surpris, je remarquai que même trente ans après le décès de mon oncle, quelqu’un dépose toujours des fleurs fraîches sur sa tombe. Je laissai un petit mot avec mes coordonnées et, quelques mois plus tard, le téléphone sonne… un accent français … et comme par enchantement, j’entre dans l’ univers magique de Spadolini.»

Marco découvre des tableaux, retrouve des personnes, récupère des matériaux et des documents précieux, photos, costumes, tellement nombreux que, comme il le dit lui -même: «Malgré qu’il fût inconnu, à la fin de l’année 2004, Spadolini avait acquis une réputation internationale.»

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Le peintre Spadolini avec Liane Daydé (Studio de Volinine). Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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Les archives deAlberto Spadolini: Spadolini:«Vedettes»-«Vogue»-«Notre Cœur», années 30-40. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

Tout ceci est certainement dû, non seulement aux méticuleuses recherches de ce neveu, mais aussi au fait qu’il se soit tour à tour consacré à l’organisation d’expositions et de rencontres obtenant ainsi d’importants soutiens.

Mais qui était Alberto Spadolini? Peintre de formation et danseur de talent–mais aussi metteur- en-scène, scénariste, chanteur, sculpteur, décorateur, illustrateur, journaliste – Spadolini très éclectique fut certainement aussi le précurseur de nouvelles expérimentations. En tant que danseur, Spadò–comme l’ont rebaptisé les Français–s’imposa non seulement en raison d’une vitalité débordante et d’un corps sculptural d’une rare beauté, mais aussi en vertu d’une flexibilité qui lui était propre. Sa vie fut légendaire, constellée de rencontres et de succès comme on peut le découvrir en feuilletant le petit volume « Boléro –Spadò: Alberto Spadolini, une vie de toutesles couleurs » (2007) publié par son neveu Marco et édité sous l’égide du Ministère de la Culture.

Volume d’un grand intérêt, qui, en faisant un retour en arrière sur la carrière de cet artiste révèle quelques moments significatifs grâce aux belles photographies d’époque, aux extraits d’articles, aux clichés deses tableaux et aux études approfondies d’une époque fantastique tout comme ce fut le cas de ceux qui en furent les protagonistes. Et, c’est ainsi que nous apprenons que Spadolini fut conduit encore très jeune au Théâtre des Indépendants par Ivo Pann a ggi en qualité d’assistant- scénariste et fut en mesure de travailler avec des personnalités marquantes telles que De Chirico, Depero et Balla. Après la fermeture du Théâtre des Indépendants à la fin des années 20, Spadolini s’établit sur la Côte d’Azur, et alors qu’il peignait des éléments de décoration dans une salle de bal, lors d’une pause dans la mise en place, il tomba sous le charme de la musique jouée par les musiciens en cours de répétition.

Ses débuts à l’Eldorado de Nice datent du 19 avril 1932. Son spectacle fut à ce point fascinant que Spadolini fut immédiatement embauché au Ballet de l’Opéra de Monte – Carlo (Source: «Svenskt Konstnarslexicon », Allhems forlag, 1952–1967). Le 5 août 1932, avec l’Orchestre de l’Opéra, Spadolini fut le protagoniste indiscuté de la Soirée de Gala Les Nuits Olympiques au Casino du Palm Beach de Monte-Carlo. Juste à ce moment-là intervint la fusion entre le «Ballet de Monte-Carlo» et le «Ballet de l’Opéra Russe» sous le nom de «Ballet Russe de Monte-Carlo» de Massine et Balanchine.

Si, comme peintre, Spadolini souscrivit à la suggestion que lui fit la Pavlova qui était, comme nous le rappelle le Professeur Rosella Simonari: «.. l’un des symboles de la danse classique au début du 20ème siècle, symbole de cet idéal exquis que nous retrouvons dans les toiles de Spadolini, le peintre» ; comme danseur et chorégraphe, l’artiste «… s’inspire du goût pour les cultures définies comme «primitives» qui influencèrent une grande partie de l’esthétique moderniste, de Matisse à Picasso, et de Stravinski à Nijinski.

Spadò fut le seul danseur italien à apparaître dans les figures de la danse (Der Kunslerische Tanz, 1933) aux côtés de Serge Lifar et de Nijinski avec qui il a été souvent comparé: «Spadolini, beau comme un jeune dieu, léger comme le fut en son temps Nijinski et comme l’est aujourd’hui Serge Lifar! » (Le Cri de Paris) : «Spadolini, le danseur est un nouveau Nijinski!» (L’Écho de Paris); «La critique unanime a rendu hommage au style et à l’agilité du Nijinski Italien! » (Paris, années 30); «Sa légèreté est celle de Nijinski dont a hérité Serge Lifar» (A.G. Bragaglia).

Le 3 décembre 1932, Spadolini devint le partenaire de Joséphine Baker qui, à cette époque- là, étudiait la technique classique de Vronska et d’Alperoff, danseurs au Théâtre Impérial Volinine – comme le signale la revue «The Dancing Time» de Philip J.S Richardson – qui avait eu aussi comme élèves André Eglevski, David Lichine et Tatania Riabouchinska.

Le peintre Spadolini avec Liane Daydé (Studio de Volinine) Mais plus nombreux encore sont les témoignages recueillis par Marco Travaglini, comme celui de Madame Daydé, laquelle nous rappelle que les photographies avec Spadolini furent prises au studio de Maître Volinine, 132 avenue de Villiers à Paris. Le répertoire de Spadolini était très vaste et comprenait également le célèbre Boléro de Maurice Ravel, œuvre commandée et interprétée pour la première fois à Paris en 1928 par Rubinstein, dans la chorégraphie originale de Bronislava Nijinska dans laquelle une gitane danse debout sur la table d’un caboulot en provoquant les habitués parsa sensualité. Dans Boléro que Spadò interpréta de 1932 jusqu’en 1954, c’était le danseur qui fascinait un groupe de danseuses qui virevoltaient autour de lui.

Dans divers documents, on voit Spadolini en compagnie de Serge Lifar (1905–1986). Dans un article des années 30, Spadolini et Lifar sont interrogés sur l’importance de l’éducation physique; une coupure de presse annonce un spectacle pour le 14 juillet 1935 auquel les deux artistes participent aux côtés de Marlène Dietrich et Maurice Chevalier; dans un dépliant des années 50, ils se produisent avec Jean Cocteau lors d’une manifestation à Paris. En 1948, Spadolini se trouvait au Tivoli de Copenhague et le journaliste termine son article en citant également Lifar:

«Copenhague accueille actuellement un danseur de réputation internationale, Alberto Spadolini, Français mais né en Italie. Il se produit au Tivoli au Palais des Glaces avec le groupe d’Albert Gaubiers dans l’opérette Vénus, ouvrage qui connut un très grand succès. Spadolini est communément appelé « l’Apollon de la dans ». Il a conquis le public de Paris, de New York et celui des grandes villes d’Amérique du Sud. Il habite à Montmartre à Paris. Pour s’entraîner, les autorités françaises lui ont permis d’utiliser le Palais de Chaillotau bord de la Seine, près de la Tour Eiffel. Après que Serge Lifar eut dansé pour les troupes d’Hitler, sous l’occupation, se compromettant aux yeux des patriotes français, Spadolini est désormais considérécomme le numéro un…» (Traduction en italien de Jeane tte Mancinella).

Spadolini s’est produit en Allemagne en 1940 et en 1941 et il dansa dans le spectacle Die lustige Witwe (La Veuve Joyeuse) pour le 70ème anniversaire de Franz Lehar devant les hauts dignitaires nazis, parmi lesquels Goring et Goebbels. Rentré à Paris, Spadò, contrairement à Lifar, ne sera jamais pour suivi dans la mesure où l’on suppose aujourd’hui qu’il aida les services secrets alliés. Au cours de ses spectacles, Spadolini passait avec une extrême facilité de la danse classique à la danse espagnole, aux danses primitives, au jazz et ses chorégraphies étaient très appréciées des intellectuels de l’époque comme Valéry qui déclara: « Mythologique, Mystique, Faunesque! Telle est la vision de Spadolini!»; Max Jacob: « Spadolini concrétise la vision du poète!» ; Fernand Divoire va même jusqu’à voir en lui: «…une sorte de phénomène de réincarnation. »

Dans l’après- guerre, il fut choisi par la Metro Goldwyn Meyer pour interpréter le rôle de Nijinski. Il adapta les dialogues des Contesd’ Hoffmann, film primé au Festival de Cannes de 1951 qui eut comme protagonistes Léonide Massine et Ludmilla Tchérina.

Les références à l’activité de Spadolini comme peintre de la danse sont légion dans ce volume. Dans les années 1940, il fixa sur la toile les chorégraphies de Fokine, Lichine et Balanchine.

Infatigable, Marco, son neveu, qui s’est défini comme «un nouvel Indiana Jones» a également consacré le site www.albertospadolini.it à cet oncle incroyable.

En tout cas, il est toujours à l’ouvrage, en quête d’autres témoignages et il est à parier qu’il nous proposera de nouveaux documents. Cela ne fait aucun doute.

Adele Piccinini (Traduction AlainGaranger)
Article tiré de la revue italienne «Tutto Danza»

Seigneur incontesté et maître de la danse
Peintre aussi de talent, digne en tout de Degas
Avec légèreté voyez comme il s’élance
Donnant toute la grâce aux moindres entrechats.
On dirait un oiseau (ou quelque libellule)
Le matin, dans l’air pur, s’ébattant plein de joie.
Il a également le galbe d’un Hercule:
Nijinsky, autrefois, comme lui était Roi.
Il a même talent et maîtrise de soi

«A Spadolini, danseur et peintre, cet acrostiche tout amical»,
André- Marie Klénovski, Paris 1948

www.albertospadolini.it

www.danzine.fr

www.cineartistes.com

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Spadolini: “Mirage”, 1956. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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ALBERTO SPADOLINI DANS L’HISTOIRE DES BALLETS RUSSES Adele Piccinini (Traduction Alain Garanger). Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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Spadolini: Casino de Paris 1933 (photos Condé Nast). Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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Spadolini avec Tatiana Riabouchinska, Josephine Baker et Yvette Bouland. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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ALBERTO SPADOLINI. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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ALBERTO SPADOLINI. Photo Maurice Seymour, Chicago. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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ALBERTO SPADOLINI. Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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Spadolini: Berlin 1940 (photos S.Henkelmann). Exclusivo Danza Ballet® Revista de Colección.

 

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